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Généalogiste Familial Professionnel, Diplôme Universitaire Généalogie et Histoire des familles de Nîmes - mention Bien. Interventions scolaires, recherches, accompagnement et formations. Zone géographique Languedoc-Roussillon.

mardi 25 juillet 2017

L'histoire d'Élise et Augustin

Mercredi 19 juillet 2017, je flâne devant les étals des bouquinistes, quai Vauban à Perpignan.

Après une belle trouvaille de contrats de mariage de 1874 et 1867 et surtout une quittance de 1664 sur parchemin, je demande au vendeur s'il a quelque chose genre cartes postales de 14/18...

mardi 7 mars 2017

Des Poilus dans la famille





Tout part d'une réflexion généalogique naturelle : 

Quels sont mes ancêtres qui ont participé à la Grande Guerre ?

Une notion que l'on retrouve dans une rubrique de Geneanet.


Mes grand-pères étant nés après le conflit, je vais donc chercher à la 4e génération.


Côté maternel, un seul arrière-grand père sur deux : 


  • Charles Marie Alexandre MATHIS, Instituteur, 1884-1968, Sergent au 10e Bataillon de Chasseurs, campagne contre l'Allemagne du 1er au 30 août 1914, blessé au combat de la Chipotte (88), Croix de guerre avec palme, Médaille Militaire.






C'est la seule photo existante de Charles durant son service au 117e Régiment d'Infanterie en 1906.




Mon autre arrière grand-père maternel est né en 1903, trop jeune pour le combat.



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Côté paternel, mes deux arrières grand-pères sont des Poilus :


  • Albert Constant Honoré LARUE, Sous-Directeur au Crédit Lyonnais de Charleville (08), 1890-1952, Maréchal des Logis au 61e Régiment d'Artillerie au début du conflit, lieutenant à titre définitif en 1920. Campagne contre l'Allemagne durant toute la durée de la guerre. Croix de guerre étoile de bronze.



Il revient du conflit sourd d'une oreille, handicap qui freinera sa carrière à la banque.




Albert a refusé de signer la demande pour la Légion d'Honneur.



  • Fernand Albert BAUDINET, Tourneur, 1898-1957, Soldat de 2e classe au 83e Régiment d'Artillerie Lourde incorporé le 17 avril 1917, puis au 13e Régiment d'Artillerie de campagne et au 42e R.A.C. Renvoyé dans ses foyers le 29 mai 1920.


Fernand au 13e R.A.C. entre le 23 mai 1917 et le 19 septembre 1919.

Il est revenu gazé et alcoolique, mais a tenu bon presque 40 ans.




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Passons ensuite à la 5e génération :

Côté maternel, les 2 grand-pères de ma grand-mère n'ont pas fait la guerre, le premier décédé en 1890 et le second avant 1914.

Quant aux 2 grand-pères de mon grand-père (Roger DIDIERGEORGES), ils ont participé :



  • Jean Nicolas Augustin DIDIERGEORGES, Cordonnier Papetier, 1875-1953, Soldat de 2e classe, au 43e Régiment d'Infanterie Territoriale le 2 août 1914, puis au 237e R.I.T. le 2 janvier 1916, puis au dépôt du 237e le 24 novembre, rayé des contrôles et mis en sursis comme Papetier jusqu'au 30 avril 1919.


Jean Nicolas Augustin dit "Pépère Gugusse" à Paris en 1916.




  • Jules Ernest LAMAZE, Papetier, 1879-1917, Soldat de 1ère classe au 43e Régiment d'Infanterie territoriale au 2 août 1914, déclaré malade le 26 février 1917 à Moyenmoutier (88), admis à l'hôpital auxiliaire n° 46 de Romans (26) le 18 avril, évacué le 18 mai à l'hôpital mixte, décédé le 19 septembre 1917, Mort pour la France.

Il était atteint d'une "bronchite persistante des sommets" soit gazé.

Son épouse, Marie Louise KLEM, alsacienne née en 1882, avait pu venir lui rendre visite au cours de l'été 1917, un périple des Vosges à la Drôme, en laissant leurs deux enfants dont mon arrière grand-mère Madeleine.

Je ne possède pas de photo où Jules est identifié formellement.

Suite à l'étude de deux clichés, l'un de famille, l'autre du front en forêt, il semblerait qu'il soit l'homme à la chemise blanche sur la première (mon agm Madeleine est identifiée par la flèche, sa mère Marie Louise par la croix), et l'homme en haut des escaliers à droite sur la seconde :


à Anould en 1909, Jules avait 30 ans



En octobre 1916, vers Nayemont (88), d'où il écrit au dos de la photo :









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Côté paternel, les grand-pères de ma grand-mère n'ont pas fait le conflit, décédés avant.

Pour les grand-pères de mon grand-père, il n'y en a eu qu'un seul : 

  • Pierre Amédée HERBAY, Boucher, 1871-1927, Soldat de 1ère classe, au 45e Régiment d'Infanterie Territoriale le 1er août 1914, renvoyé provisoirement dans ses foyers le 26 août 1914, qu'il n'a jamais atteint puisqu'il a été fait prisonnier civil le même jour.
Rentré en France par évasion le 20 octobre 1918, soit plus de 4 ans de détention...






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Voilà mes 6 pépères Poilus avec des parcours différents mais qui ont tous connu cette putain de guerre...


Mon arrière grand-père Maurice DIDIERGEORGES n'a pas fait la guerre 14/18, il était de la classe 1923.

Voici une photo des conscrits de son village, Anould (88) où il figure assis 2e en partant de la droite.


Il sera prisonnier 4 ans au Stalag IV C au cours du second conflit mondial...

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Sources : 

  • Photos personnelles
  • AD72 - AD08 - AD88 - AD51
  • Mémoire des Hommes

vendredi 3 juin 2016

Calligraphie ou cacographie ?


Acte de baptême de Pierre MONTAROU du 21 mars 1622 à Neuville-sur-Sarthe (72)
Sosa 2046 G11



Caroline, capitale, cursive, caractère, cambrure, courbure, c'est le chapitre paléo ;)


(clin d'oeil à la célèbre Paléographe Laurence H. )



Les manuscrits que nous consultons parfois sont comparables à un chaos de cryptogrammes, un charabia codé de signes aux circonvolutions curieuses...  et pas que les plus anciens.


Acte de naissance de Marie Mathilde DUGARD du 7 février 1859
Sosa 17 G5

La première approche de cette lecture un peu particulière aura pu se faire avec un registre de capitation des Capitouls compilé par un clerc capucin cramoisi de cognac sous sa cuculle, ou un codicille aux caractères concentrés compréhensibles au compte-fils, voire le mariage d'un cagot frère cadet de cinq cordonniers corporatistes.... et là, de contresens en confusion vers un calvaire chronophage, cessez-le-feu, sinon c'est cernes, collyre et céphalalgie assurés.

La première clef est une contrainte cruciale pour continuer le confort de la consultation : compartimenter les mots, puis clarifier chaque lettre avec calme. 




Le contexte est capital, ainsi qu'une collimation costaude et du courage pour venir à bout du casse-tête qu'est la compréhension d'une cédule à l'encre céladon couchée comme un cochon sur un cuir caduc...



Mais, cahin-caha, sans se prendre pour un caïd de la compétence, à force de creuser, de cinq cents caoua, tu commences à capter, à compléter le texte, à considérer la lecture plus claire, moins complexe.... 





Sources : 


AD72

AD08

Archives Nationales

jeudi 2 juin 2016

Biographie et béatitude




La généalogie sans biographie, c'est comme butiner de la bruyère en bakélite pour un bourdon...


Dans le bric-à-brac des branches meublées de bric et de broc, on trouvera un bazar bariolé de bagnards barbus, de bandits, de bienheureux, de boulangers boulangistes à barbichette, de belges à belles bacchantes, de brigadiers béotiens aux biceps balèzes, de baba-cool boudhistes brindezingues, bref, un bataillon de vies à apprécier en balayant les archives.






Alors, babadoum ! comme disait Bébel, quand on se baigne dans ce bain-marie d'ancêtres, la bonace peut être longue en raison d'un blocage, mais lorsque le boulot et la baraka parfois t'emmènent en ballade en briska sur les bancs blancs d'un ban banal découvrir le monde beylical d'un aïeul, ou d'un brave bersaglier à la baïonnette brillante, voire d'un botaniste braconnier, que se passe t-il, sans blague ?

La première réaction, c'est être bouche-bée, quelques secondes...

Brusquement, l'énergie de cette béatitude va s'extérioriser en un brimbalement progressif accompagné de boucan, de barouf voire de bamboula... Tu fais des bonds, bascule en mode marsu... BIM !




Cette baguenaude, baliverne, billevesée, cachée dans le baise-en-ville du beau grand-père bouif te met une baffe : un blason, une liasse de beaux baux sans bobos, un baptême, des photos de la balancelle et du baldaquin, les bananes pendantes de Balthazar...

Tes badigoinces sont bigrement vers le haut, bienvenue au bonheur.


La biographie recèle dans ses bagages des braises que l'on ravive avec la baguette de la recherche, même si cela frise la prise de barbituriques !

Bah ! bravant la bourrasque de la découverte, le benef est bézef, le bémol est banni, en avant les barbes, les bleues, les blouges, les saintes, bravo les biographes !